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Quatre choses que nous avons apprises sur le mariage des enfants en Afrique de l'Ouest

© Plan International West Africa

J'ai rencontré une fille appelée Sadio dans la ville de Baroueli, au Mali. À 18 ans, Sadio était enceinte pour la troisième fois, après avoir épousé une cousine trois ans plus tôt. Sadio ne savait pas qu'elle serait mariée avant le jour de son mariage. Son cousin était censé épouser une autre fille, mais la mariée s'est enfuie, alors Sadio a été invité à la remplacer.

L'histoire de Sadio est courante en Afrique de l'Ouest. Dans son pays d'origine, le Mali, 55% des filles se marient avant 18 ans. Au Niger, c'est 76% et au Sénégal, 33%. Plus de la moitié des pays ayant les taux de mariage des enfants les plus élevés au monde se trouvent en Afrique de l'Ouest et centrale

Le mariage des enfants est un problème majeur dans la région, mais il existe très peu de recherches à ce sujet. C'est pourquoi chez Plan International en Afrique de l'Ouest et du Centre, nous faisons les nôtres. Et un nouveau récit commence à émerger.

Nos chercheurs ont visité des dizaines de communautés au Mali, au Niger et au Sénégal. Ils ont demandé ce que signifient «enfance», «âge adulte» et «mariage» pour les filles, les garçons, leurs parents et leurs communautés. Ils ont également étudié le rôle du mariage, les raisons pour lesquelles les filles se marient tôt et les avantages et les risques associés.

Voici ce que nous avons appris.

1. L'HONNEUR DE LA FAMILLE PEUT ÊTRE PLUS IMPORTANT QUE L'ARGENT

Contrairement à ce que l'on a longtemps supposé, l'honneur de la famille est un facteur plus déterminant que l'argent. On s'attend à ce que les filles évitent les relations avec des hommes en dehors du mariage, et une grossesse en dehors du mariage fait généralement honte à une fille et à sa famille. La virginité est très appréciée et alimente la conviction que les filles devraient se marier tôt.

Un participant à un groupe de discussion à Marake, au Niger, a expliqué que si une fille avait ses règles pour la première fois hors de chez elle, des taches de sang sur ses vêtements pouvaient être confondues avec la perte de la virginité. Le risque de «ternir» la réputation de la fille, et celle de la famille, est trop grand. Il suffit que les familles préfèrent le mariage.

2. LE MARIAGE DES ENFANTS EST LIÉ À L'ÉDUCATION - MAIS PAS DE LA MANIÈRE QUE NOUS PENSONS

Des recherches antérieures suggéraient que les filles étaient retirées de l'école pour se marier. La réalité est plus complexe. Notre rapport montre que les filles ne vont pas à l'école en raison d'un système médiocre et coûteux. Souvent, les filles ne sont pas scolarisées au moment où elles atteignent la puberté. Les familles peuvent choisir le mariage lorsqu'elles n'ont aucune alternative.

Au Niger, lorsqu'une fille réussit bien à l'école, ses parents - et parfois toute la communauté - s'assurent généralement qu'elle a tout ce dont elle a besoin pour rester à l'école. Cependant, dans certaines communautés rurales du Sénégal, le mariage est une raison pour retirer les filles de l'école.

3. LES COMMUNAUTÉS PEUVENT METTRE FIN AU MARIAGE DES ENFANTS, MAIS LES INTERVENTIONS DOIVENT ÊTRE SENSIBLES

Les participants hésitaient souvent à parler d'une pratique qu'ils ne considéraient pas nécessairement comme négative. Dans certaines communautés, les gens avaient clairement été informés de ce qu'ils devaient dire. Dans d'autres, les dirigeants communautaires ont simplement refusé l'accès aux chercheurs et leur ont demandé de trouver un autre site.

Attaquer une institution sociale comme le mariage des enfants sans lui donner d'alternative peut la conduire à la clandestinité. Les communautés considèrent le mariage comme un moyen de protéger les filles. Parler d'une «pratique traditionnelle nuisible» peut les mettre sur la défensive. Nos recherches montrent que les communautés sont souvent hostiles aux messages fondés sur les droits de l'homme mais accueillent favorablement les messages d'éducation et de santé.

Nous avons également constaté que les lois sur le mariage des enfants ne sont pas toujours largement connues, comprises ou respectées. Le manque de confiance dans la police et le système judiciaire limite la responsabilité. Des procédures judiciaires coûteuses et la corruption peuvent empêcher les lois d'aider les filles à risque de mariage d'enfants.

Lorsque les filles sont plus conscientes de la législation que les membres plus âgés de leur communauté, elles peuvent penser que signaler leur cas aggravera les choses. Le fait de fuir un mariage à un jeune âge est un coût social élevé pour les filles.

4. LE MARIAGE DES ENFANTS EST DIFFÉRENT PARTOUT

Une chose que nous avons apprise dans cette recherche est que nous ne pouvons pas généraliser sur le mariage des enfants. Les communautés qui ont vécu les unes à côté des autres pendant des décennies peuvent avoir des pratiques différentes, alors que les communautés de différents pays peuvent avoir des pratiques et des croyances similaires.

Au Niger, de nombreuses filles ont leur mot à dire sur les personnes qu'elles épousent et ne sont généralement pas contraintes - bien que leurs opportunités soient limitées. Leurs familles ne bénéficient pas nécessairement financièrement du mariage.

Au Mali, cependant, nous avons constaté que la mariée, sa mère et, dans certains cas, le marié sont informés après la négociation du mariage. Au Sénégal, certaines filles entreprennent elles-mêmes leur mariage pour obtenir leur indépendance.

Nos résultats apportent une nouvelle perspective sur le mariage des enfants en Afrique de l'Ouest. Ils montrent à quel point il est crucial que les initiatives soient adaptées à la communauté afin de lutter efficacement contre le mariage des enfants.