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Abolir la «loi sur le viol» au Liban: coup de projecteur sur la campagne de l'ABAAD

A woman wears a wedding dress behind the bars of a pop-up prison in Beirut, Lebanon. The campaign's strong imagery is partly what made it so successful, according to Ghida Anani, the head of ABAAD.

En août 2017, les législateurs libanais ont fait la une des journaux internationaux en abrogeant l'article 522 du Code pénal libanais. Cette disposition, dénoncée par les organisations de défense des droits des femmes depuis de nombreuses années, permettait aux violeurs d'éviter les poursuites s'ils épousaient leurs victimes.

Derrière cet effort se trouve ABAAD, membre de Girls Not Brides au Liban, qui a dirigé # Undress522. Lancée début 2016, la campagne aboutira à terme à l'abrogation de la loi. Nous leur avons parlé du succès de leur campagne et de ce qu'ils ont appris en cours de route.

Parlez-nous un peu plus de votre campagne # Undress522.

Notre campagne visait l'article 522 du Code pénal libanais. L'article prévoyait qu'en cas de mariage entre un violeur et sa victime, toutes les poursuites et condamnations devaient être suspendues.

ABAAD a vu cet article comme une violation flagrante des droits humains des femmes et des filles. Par cette campagne, nous avons voulu abroger l'article 522 et insister sur le fait que le viol est un crime qui doit être puni.

Nous voulions également souligner que les femmes ont le droit de refuser d'épouser leur violeur et que nous devons mettre fin à leur stigmatisation.

Dans certains contextes, les familles font pression sur la fille pour qu'elle épouse son violeur parce que l'honneur de la famille est en jeu. La sexualité est souvent un tabou et certaines normes sociales traditionnelles accordent à la société un «droit d'inspection» sur les femmes sans qu'elles aient leur mot à dire.

Nous avons lancé notre campagne au début de 2016, mais les organisations de défense des droits des femmes militent pour l'abolition de l'article 522 depuis au moins 15 ans.

La campagne # Undress522 a eu une large portée - couvrant les médias, les médias sociaux, les cascades et la sensibilisation des parlementaires. Pouvez-vous nous expliquer votre stratégie de campagne?

Nous avons organisé une série d'actions «choc» pour sensibiliser le public sur l'article 522. Nous voulions transmettre l'idée que forcer une femme ou une fille à épouser son violeur signifiait la condamner au viol à vie.

Nous avons participé au marathon de Beyrouth: des militants vêtus de draps blancs avec des slogans tels que «Le viol est un crime. Abolissez 522! » Ils s'étaient couverts la tête avec des boîtes pour montrer comment les femmes et les filles contraintes d'épouser leur violeur étaient privées de leur liberté.

Dans le cadre des 16 jours d'activisme, nous avons lancé «Undress 522 - Une robe blanche ne couvre pas le viol», une vidéo qui a touché environ 20,8 millions de personnes en ligne et était accompagnée de bannières affichées partout au Liban.

Nous avons organisé des sit-in devant la commission de l’administration et de la justice lors de la rédaction de la loi abolissant l’article 522 à transmettre au Parlement.

Nous nous sommes associés à l'artiste renommée Mireille Honein pour accrocher 31 robes blanches entre les palmiers de la Corniche de Beyrouth. Chaque robe symbolisait un jour du mois où les femmes et les filles pouvaient être obligées d'épouser leurs violeurs.

Selon vous, quelle a été la clé du succès de votre campagne?

Le développement d'une stratégie combinant le plaidoyer, le lobbying des parties prenantes et la sensibilisation de l'opinion publique sur le cadre juridique existant a été la clé du succès de notre campagne.

L'aspect visuel de cette campagne «choc» a également joué un rôle crucial dans la sensibilisation de l'opinion publique.

Qu'est-ce qui a été plus réussi ou plus percutant que vous ne l'aviez prévu? Moins donc?

Niveau de communication

Nous avons été surpris que seulement 1% de l'opinion publique libanaise soit au courant de l'article 522. Ce manque d'information a rendu la campagne très percutante. Au cours de nos actions, nous avons souvent reçu des réactions choquées de personnes qui ne pouvaient pas croire qu'une telle disposition puisse exister dans la loi.

Plaidoyer et niveau politique

Nous avons été heureux de recevoir le soutien de décideurs clés, y compris des députés ou des chefs religieux.

Un résultat positif a été que le Comité a non seulement traité de l’article 522, mais de plusieurs articles du Code pénal dans son ensemble, introduisant pour la première fois le juge civil dans les affaires liées au mariage et à la famille.

Maintenant que les législateurs ont accepté d'abroger l'article 522, que se passe-t-il ensuite pour les efforts visant à lutter contre le mariage des enfants et la violence sexiste au Liban?

L'abolition de l'article 522 ne sera pas efficace sans s'attaquer au manque de connaissances sur les droits des femmes et la violence sexiste aux niveaux institutionnel et communautaire.

En outre, il est essentiel d'assurer la mise en œuvre de mécanismes de protection rendant l'abrogation de l'article 522 non seulement effective dans le code pénal mais aussi dans la pratique.

ABAAD continuera de faire connaître le cadre juridique et les services de santé reproductive au Liban. Nous continuerons également de former les principales parties prenantes telles que les forces de sécurité intérieure sur la manière de traiter les survivants de violences sexuelles, dans le but de briser la culture de blâme des survivants.