Communiqué de Filles, Pas Epouses à propos du premier Sommet des Filles Africaines sur le mariage des enfants en Afrique

Closing panel at the African Girls' Summit in Lusaka, Zambia. | Photo credit: Sophie Drouet | Girls Not Brides

Plusieurs membres de Filles, Pas Epouses ont participé au premier Sommet des Filles Africaines sur le mariage des enfants en Afrique, qui s’est tenu à Lusaka en Zambie du 26 au 27 novembre 2015. Les membres ont également pris part à des réunions stratégiques et des consultations en marge du sommet. Ce communiqué résume les résultats des délibérations et les réactions de Filles, Pas Epouses à ces résultats.

Le Sommet des Filles Africaines atteste de l’engagement croissant de l’Union africaine, des gouvernements, des organisations de la société civile, des chefs traditionnels, et autres partenaires, pour la fin du mariage des enfants. Le sommet fut un espace d’apprentissage et d’échange de bonnes pratiques et des défis rencontrés dans le cadre des différentes stratégies visant à mettre fin à cette pratique.

Mais nous appelons maintenant à l’action. L’Union africaine ainsi que les gouvernements africains doivent développer et mettre en œuvre des plans d’action détaillés afin que leurs engagements aient un impact concret dans la vie des filles mariées et de celles à risque d’être mariées. Malheureusement, le sommet n’a pas permis aux participants de s’accorder sur des démarches collectives spécifiques et concrètes que les différents acteurs, présents ou non au sommet, pourraient mettre en œuvre aux échelons communautaire, national et régional.

Nous sommes convaincus du rôle essentiel de la société civile, y compris des membres de Filles, Pas Epouses, dans le développement, la mise en œuvre et le suivi des stratégies et des plans d’action contre le mariage des enfants mis en place sous la direction des gouvernements nationaux, et nous demandons à ce que les dirigeants africains assure la pleine participation de la société civile dans ce processus.

Nous appelons également à une plus grande participation des jeunes, et en particulier des filles qui sont les premières à être touchées par le mariage des enfants, dans tout effort visant à mettre fin à cette pratique. Leur participation est indispensable à la compréhension des causes et conséquences du mariage des enfants, ainsi qu’à un changement durable.

Le Sommet des Filles Africaines a démontré que le mariage des enfants est une priorité dans le programme de développement de l’Afrique. Il est maintenant temps de passer des paroles à l’acte afin de mettre fin au mariage des enfants en une génération.